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Conférence Nationale du Handicap 2026 : des avancées, mais qui décide vraiment ?

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 4 septembre 2026

Ce 4 septembre s’est tenue la Conférence nationale du handicap (CNH) 2026, placée sous le thème « Passer d’une société inclusive à une société accessible ».

Au-delà d’une conférence encore largement inaccessible aux personnes autistes : prises de parole longues, absence de pauses et de climatisation, espaces insuffisamment structurés et guidés,  le président de la République a annoncé 16 engagements et 65 mesures.

CLE Autistes salue la reprise de plusieurs de ses propositions portées lors des travaux du Comité interministériel du handicap (CIH) : renforcement de la capacité juridique des majeurs protégés, reconnaissance des associations auto-représentées, création d’un statut de personne de soutien et prise en compte d’un socle minimal d’accessibilité dans les instances.

Nous saluons également l’engagement annoncé pour mettre fin aux discriminations envers les personnes autistes, trisomiques et neurodivergentes dans les jeux paralympiques.

CLE Autistes émet cependant des réserves. La restauration effective de la capacité juridique reste renvoyée à de futurs travaux sur la modification du Code civil. L’expertise d’usage, malgré sa reconnaissance, est également renvoyée à des travaux ministériels. Aucune mesure n’est annoncée sur l’assistance personnelle, le paiement direct et la rémunération de l’expertise d’usage . 

CLE Autistes exige la désinstitutionnalisation 

Surtout, aucune stratégie nationale de désinstitutionnalisation planifiée, financée et chiffrée n’est annoncée. La seule mention de la désinstitutionnalisation ne suffit pas : il ne s’agit pas de rendre les institutions plus accessibles ou de réorganiser le médico-social, mais de donner directement aux personnes les moyens matériels de choisir leur lieu de vie, leurs soutiens et leur mode de vie.

Pour une stratégie antivalidiste et intersectionnelle : 

La politique du handicap doit également être pensée dans une perspective antivalidiste et intersectionnelle, en prenant en compte les discriminations croisées qui touchent notamment les personnes autistes et les autres personnes handicapées minorisées : personnes racisées , femmes et personnes queers . 

La question reste donc entière : qui décide ?

Il faut maintenant se mobiliser pour faire respecter ces engagements : mise en oeuvre budgétaire et respect de la CIDPH.

Les parlementaires doivent légiférer sans plus attendre sur l’auto-représentation et la capacité juridique.

Rien sur nous sans nous !

Representant CLE Autistes – 0698377157