L’éducation inclusive est un droit. Pour garantir ce droit, il faut des moyens !
Les lycéen·nes se mobilisent pour leurs conditions d’éducation et leur avenir, notamment en Seine-Saint-Denis et dans les quartiers populaires : classes surchargées, manque de professeur·es et d’AED, bâtiments qui se dégradent, précarité, inégalités… L’école publique manque de moyens et ce sont les élèves les plus précaires qui en paient le prix.
Pour les élèves handicapé·es, ces mêmes inégalités prennent aussi la forme de bâtiments inaccessibles, d’ascenseurs en panne, d’un manque d’AESH, d’élèves privé·es d’une partie de leurs heures de cours, voire totalement déscolarisé·es.
L’éducation n’est toujours pas réellement accessible à une grande partie des élèves handicapé·es. Beaucoup sont encore orienté·es vers des structures ségréguées comme les IME ou les UEEA, tandis que les dispositifs ULIS sont appelés à s’étendre au lycée. Pour une partie d’entre elleux, l’école publique n’a donc jamais été une réalité.
Et ces inégalités ne touchent pas tout le monde de la même manière : pour les élèves handicapé·es issu·es des classes populaires et des quartiers populaires, et notamment pour les personnes racisées, les discriminations raciales, sociales et validistes se cumulent et restreignent encore davantage l’accès à une éducation réellement inclusive.
Les revendications des lycéen·nes concernent donc aussi directement nos luttes antivalidistes.
Les réactionnaires se moquent notamment de la revendication contre une journée scolaire de 8h à 18h. Pourtant, remettre en question des rythmes scolaires conçus selon les contraintes d’un monde du travail capitaliste, plutôt que selon les besoins et les capacités des élèves, est aussi une revendication antivalidiste et pour la neurodiversité. Les enfants et les jeunes n’ont pas toutes et tous les mêmes rythmes, les mêmes capacités d’attention ni les mêmes besoins.
Nous soutenons donc la lutte des lycéen·nes pour obtenir les moyens nécessaires à une éducation réellement accessible à toutes et tous : classes drastiquement réduites, bâtiments accessibles de façon universelle , suffisamment d’AESH, personnels formés et en nombre, soutien aux équipes enseignantes et révolution pédagogique pour prendre en compte la diversité des capacités et des rythmes d’apprentissage.
Ces moyens sont nécessaires pour que chacune et chacun puisse réellement étudier et exercer son droit à l’éducation.
Nos luttes se rejoignent : contre les inégalités, contre le validisme, pour une éducation réellement accessible à toutes et tous.
Non à la répression du mouvement !
Soutien total aux lycéen·nes en lutte ! Rejoignez-les et soutenez-les si vous pouvez.
