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Le 17 octobre – quitter l’époque contemporaine

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Lycéen-e-s, gilets jaunes , étudiant – e-s , autistes , neurodivergents, handifols : nous appelons à rejoindre la mobilisation du 17 octobre .

L’AAH va être revalorisée selon l’inflation, mais à quel prix ? Depuis l’été, un entretien obligatoire a été instauré pour obtenir l’AAH lorsque le taux d’incapacité reconnu par la MDPH est compris entre 50 et 79 %. Le montant de l’AAH reste par ailleurs inférieur au seuil de pauvreté. Cette mesure va renforcer les inégalités touchant les personnes précaires, racisées, autistes et handifols, qui devront justifier davantage leur situation pour rester pauvre . De plus, le gel des APL et de la prime d’activité touchera les personnes les plus précaires. Enfin, le projet prévoit de restreindre l’accès de certains étrangers en situation régulière à des prestations sociales, notamment les prestations familiales et les APL. Ces mesures validistes et racistes doivent être combattues.

Le gouvernement refuse d’engager la désinstitutionnalisation en fermant les établissements spécialisés et psychiatriques, comme le demande la convention des Nations Unies sur le handicap. La politique sur l’autisme et les TND est aussi médicalisée, cherchant à nous éliminer plutôt qu’à nous accepter.

Le 17 octobre, nous appelons à rejoindre et à soutenir la mobilisation des lycéen·nes en cours et à se mobiliser contre la politique de l’autisme et du handicap, en solidarité avec toutes les populations que ce budget va impacter.

Nous refusons :

  • L’eugénisme et le validisme de l’État, qui a autorisé   la fin de vie tout en continuant à couper dans la santé et les aides à l’autonomie.
  • L’appel à travailler plus pour toujours plus de productivisme, de changement climatique et d’atteintes à la biodiversité, marginalisant toujours plus les personnes handies, malades et fols. Le néolibéralisme est un validisme.
  • L’exclusion des enfants handis de l’école alors que l’éducation inclusive est un droit, le refus d’un statut de fonctionnaire pour les AESH.
  • Le refus de la désinstitutionnalisation et du respect de la convention de l’ONU, condamnant les personnes handies à un choix : survivre et travailler au prix de leur santé ou perdre leur liberté.

Cependant, il est important de rester vigilant·e·s. La justice sociale ne se fera pas sans l’ensemble des opprimé·e·s. Un mouvement social ne se fera pas sans penser aux besoins des personnes handicapées et à leur participation sociale dans le mouvement.

  • Nous regrettons l’absence de communication sur des mesures d’accessibilité des assemblées générales, des boucles Telegram et des actions prévues.
  • Nous regrettons l’absence de solidarité pour permettre des actions sans négliger la vie et la participation des personnes handicapées : hôpitaux, pharmacies, transports, aide à domicile, familles des résident·e·s en établissements qui voudraient se mobiliser .

Nous appelons à rejoindre le mouvement sans nous dissoudre et à apporter nos solutions pour répondre à ces enjeux .

Tout en soutenant l’ensemble des revendications du mouvement, nous faisons le choix de porter des revendications liées au handicap et à nos existences, car quoi que vous fassiez, nous existons.

Rien pour nous sans nous !